(avec Marine M’Sili )
L’Harmattan, 1996.
S'il existe un point sur lequel se focalisent les représentations sociales concernant les couples mixtes, c'est bien leur fragilité. L'union franco-étrangère, en effet, est perçue comme tellement atypique que sa destinée semble être, à plus ou moins brève échéance, la rupture. Cette image très présente dans la conscience collective s'appuie sur les tendances caractérisant les comportements matrimoniaux dont la plus importante est, sans conteste, ce que les sociologues nomment l'homogamie. Sous ce terme savant se cache une notion connue de chacun sous la forme d'un dicton : qui se ressemble s'assemble ! Dans cette perspective, c'est en raison même de leurs différences d'origine que les mariages mixtes seraient voués à l'échec.
Prenant acte de cette croyance, et de l'absence de statistiques générales sur la divortialité des mariages mixtes, les auteurs démontent les différents éléments de cette représentation sociale en remontant dans l'histoire de la mixité et du divorce, à la lumière des acquis de la sociologie. Ils nous offrent les résultats d'une vaste enquête portant sur la situation des couples franco-étrangers depuis le milieu des années 70. Leurs conclusions ne manquent pas de heurter les plus fortes convictions et d'ébranler l'édifice des certitudes depuis longtemps établies.
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